INFO:
L’AAPPMA "la Carache Lunévilloise" qui détient les droits de pêche souhaite mettre en place une réserve à l'endroit de la mare par arrêté préfectoral.
En septembre/octobre 2010 ont eu lieu des travaux de restauration écologique sur une des mares de l'ENS. L'objectif était de rétablir ses fonctionnalités piscicoles afin qu'elle serve de frayère (lieu de reproduction des poissons) et plus particulièrement pour le brochet.
Aussi, afin de savoir si les travaux réalisés sont efficaces, il est important de faire un suivi des poissons de cette mare sur plusieurs années. La première pêche, réalisée en juin 2011, est une pêche de référence qui définit un état initial. Puis aura lieu une pêche tous les deux ans.
Pour voir la page spéciale consacrée aux travaux de restauration 2010, cliquez sur le lien suivant:
Les travaux de restauration 2010
La pêche électrique est une technique d'étude du peuplement piscicole ayant pour buts de recenser les espèces de poissons présentes dans un cours d'eau ou une surface en eau et de caractériser les différentes populations présentes.
C'est une technique inoffensive pour les animaux et respectueuse de l'environnement.
L'Association Agréée pour la Protection de la Pêche et du Milieu Aquatique (AAPPMA) La Carache lunévilloise a sollicité la Fédération Départementale de la Pêche et de la Protection des Milieux Aquatiques pour que celle-ci réalise une pêche électrique sur la mare.
Cette technique utilise le pouvoir attractif et inhibiteur de l'électricité afin d'attirer les poissons et de les pêcher pour pouvoir ensuite déterminer leur espèce, leur taille, et le nombre d'individus de chaque espèce.
Sur la mare de l'ENS est réalisée une pêche de sondage par points car vu sa largeur et sa profondeur il n'est pas possible de tout prospecter. La connexion entre la mare et la reculée est sondée entièrement puis seuls quelques points sont sondés sur le reste de la mare.
Un groupe électrogène laissé sur la berge alimente une cathode immergée et une anode tenue par un pêcheur qui avance dans la mare, l'anode étant immergée également. Il est accompagné d'un autre pêcheur qui tient un filet de pêche. Au préalable, un filet de barrage a été tendu à l'entrée afin d'empêcher la fuite des poissons vers la reculée.
NB: pour un cours d'eau, le groupe électrogène peut être placé sur le dos du pêcheur; le filet de barrage est placé à l'amont, le pêcheur se déplaçant de l'aval vers l'amont.
L'anode émet des ondes électriques circulaires qui attirent le poisson en créant une différence de potentiel entre sa tête et sa queue, et provoquant ainsi une nage forcée vers l'anode (les gros poissons sont plus sensibles que les petits). A proximité de l'anode, le poisson se met sur le côté: il peut alors être pêché et placé dans un seau rempli d'eau. Une fois sorti du champ électrique, le poisson reprend une nage libre.
Une fois la prospection terminée, tous les poissons pêchés sont déterminés (on note de quelle espèce ils sont), mesurés et quantifiés, puis ils sont remis à l'eau.
La pêche électrique du 09 juin 2011 sur la mare aval de l'ENS du Plain (état initial) a comptabilisée 16 espèces différentes, dont une majorité de Goujons et d'Ablettes ainsi que des Perches, ce qui n'est pas négligeable compte tenu de la date de création de la connexion.
Cette mare offre des supports de pontes qui répondent aux exigences des cyprinidés à en juger par les nombreux alevins observés et pêchés, mais indéterminés pour la plupart.
Deux espèces susceptibles de provoquer des déséquilibres biologiques sont recensées et détruites sur place (art R 432-10 du Code de l’Environnement) : la Perche soleil (Lepomis gibbosus) et le Poisson-chat (Ictalurus melas).
Deux espèces de carnassiers sont pêchées : le sandre avec des individus de 6 à 8 cm et la perche avec des individus de 3 à 4 cm.
La Bouvière (Rhodeus amarus) est recensée au cours de cette pêche. Cette espèce parasite une moule pour se reproduire. La présence de moules d’eau douce est donc indispensable au maintien de l’espèce.
Aucun brochet (Esox lucius) n’a été capturé ce qui ne prouve pas qu’il n’est pas présent. Cette mare est « jeune » et la couverture végétale n’est pas encore optimale pour constituer les supports de ponte adéquats.
D’une manière générale, la colonisation de cette mare est bonne et cette dernière présente les composantes nécessaires à la reproduction de cyprins, à la croissance de juvéniles (sandre, perches, carpes…).
Ces résultats sont de bon augure pour les prochaines pêches.
Pour consulter le compte-rendu complet de la Fédération de pêche, cliquez sur le lien suivant:
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| Mise en place du filet de barrage à l'entrée de la mare | Début de la pêche électrique |
| Les poissons pêchés sont placés dans un seau | Détermination, mesure et dénombrement; une Brème commune |
| Un Rotengle |
Crédits photos: CCVM
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